LE RÉVEIL D’UN SITE HISTORIQUE DU VILLAGE.
Après un mois de location de pelleteuse, nous avons curé et restauré 2,5km de fossés puis réparti ou stocké plusieurs tonnes de terre. Un travail réalisé par les agents municipaux auxquels nous adressons nos compliments pour l’ampleur et la qualité du travail réalisé.
LE CURAGE DU LAVOIR ENSEVELI SOUS LA BOUE ET L’OUBLI.
Son nettoyage et le dégagement des abords ont permis de redécouvrir cet ouvrage historique. Son nettoyage et le dégagement des abords ont permis de redécouvrir cet ouvrage historique. Situé au niveau de jardin public, il avait disparu sous les alluvions apportées par les crues successives.
Ce lavoir est alimenté par une source à débit permanent y compris en été. Cette source a été un point d’alimentation en eau potable du centre bourg dont subsistent une pompe et son réservoir, situés sous la dalle béton dans le jardin public.
A noter sur une des photos, qu’il est décrit comme « situé au bord du fleuve des Marbellières et qu’il est alimenté par la source située à la fontaine de la belle en cuisses » !
Son état de conservation est excellent avec ses pierres dites de lavage. L’architecture du bassin permet de garder un niveau constant grâce à une pierre de bord ajustée pour réguler le trop plein au niveau des pierres de lavage. C’était un lavoir ouvert qui a possédé une toiture. Malheureusement; elle a disparu et nous ne trouvons aucune trace de son aspect initial. Ce type d’ouvrage a été développé au XIXème siècle dans une période de recherche d’un meilleur niveau d’hygiène suite à des épisodes d’épidémies dévastatrices.
UN PEU D’HISTOIRE
La lessive était autrefois réalisée par la maîtresse de maison dans les foyers modestes tandis que les demeures plus importantes (notables, bourgeois, curé ou instituteurs) faisaient appel à des lavandières professionnelles.
La première phase de la lessive se déroulait dans une buanderie accolée à la maison, généralement proche du four à pain. Les cendres refroidies étaient mises dans une petite poche en tissu et servaient de poudre lavante. Elle était posée dans un cuvier avec le linge sale, sur lequel on versait de l’eau bouillante. Un trou au fond de la cuve permettait de récupérer l’eau qui était à nouveau mise à bouillir puis versée plusieurs fois sur le linge.
Après cette étape qui durait plusieurs heures, le linge était récupéré par les lavandières qui se rendaient au lavoir afin d’effectuer la phase de battage et rinçage du linge. Posé sur des brouettes à claire-voie, le linge pouvait s’égoutter en chemin.
Les lavandières s’installaient ensuite accroupies dans une boite en bois appelée « garde-genoux » ou « carrosse » dont le fond était tapissé de paille, afin d’être plus confortable. Cette boîte permettait aux lavandières d’éviter les éclaboussures. Certains gardes-genoux pouvaient intégrer une planche à laver et portaient alors dans ce cas le nom de « selle »
Source : « Maisons paysannes de France ».